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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 11:57

Les lettres et les appels de Jacqueline Chamois mère de Michel Gbagbo sont restés sans suite au grand dam de la ressortissante  française.

En effet Michel Gbagbo arrêté en même temps que son père le 11 Avril 2013 tout comme se fut le cas en Février 1992 est l'otage du régime du boucher de Sindou installé au pouvoir à la faveur du coup d’État de l'armée française contre l'administration de son père .

Son tort ,c'est son patronyme,il s'appelle Gbagbo et a été arrêté au domicile de son père voici le raisons de sa privation de liberté dixit le ministre Ahoussou Jeannot  alors ministre de la justice du régime dictatorial de Ouattara Allassane.Cette privation de liberté dure depuis 2 ans et Jacqueline Chamois ne sait à quel saint se vouer les médias français et les autorités françaises n'en ont cure et pourtant que d'énergie fournie pour  libérer Françoise Cassez qui était poursuivie au Mexique pour association de malfaiteurs .Pour cette dernière toutes les procédures ont été entamées et la peine à même été confirmée par la cour suprême mexicaine pour la tirer d'affaire ,les médias français et les autorités ont fait tellement de tapages et de menaces diplomatiques  que Mexico a été contraint de relâche Françoise.Mais pour Michel que constatons nous ?rien sinon Paris s’accommode et sourit avec les bourreaux du fils d'une autre ressortissante française car ce dernier est certes brillant scientifique mais on pedigree familial n'est pas du goût des hommes au pouvoir en France et n'est pas un bon sujet pour les médias impérialistes français,reproche t -on à Jacqueline Chamois d'avoir eu un fils avec un africain  et de surcroît un empêcheur de piller en rond?Sinon comment accepter l'arrestation d'un citoyen français de par sa mère sans que l’Élysée et le Quai D’Orsay n'exige du régime moribond d'Abidjan la libération immédiate et sans condition du Dr Michel Gbagbo.

Un seul mot peut expliquer cela ,et le mot s'appelle racisme,Paris reproche à Michel son patronyme et la moitié de son sang qui est noir.Image   

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Published by nadaudclement - dans politique nationale
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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 14:46

CÔTE D’IVOIRE : Interview du Dr Don Mello AHOUA ;
LA DOUBLE CROISSANCE IVOIROPHOBE

PARTIE I
Don Mello met à nu la pseudo-performance économique sous Ouattara
Quelle analyse faites-vous des «performances » économiques ressassé à longueur de journée par Ouattara et dont il s’en enorgueilli ?
Selon le rapport semestriel d’exécution au 31 décembre 2012 de la surveillance multilatérale au sein de l’UEMOA,
« la croissance économique de la Côte d’Ivoire ressortirait à 8.6% en 2012 après un repli de 4.7% en 2011.
Le secteur primaire afficherait une progression de 0.7%. Il serait tiré par l’agriculture vivrière avec une croissance de 3% due à la bonne pluviométrie. L’agriculture d’exportation ressortirait en baisse de 3.5% du fait principalement de la diminution de cacao de 10.7% en raison du repos végétatif.
Au niveau de l’extraction minière, l’activité économique se contracterait de 6.5% en liaison avec la baisse des productions de pétrole (-22.3%) et de gaz (-3.7%) suite à l’arrêt pour maintenance de certains champs d’exploitation.
Par contre la production de l’or a progressé de 20.5%. »
La lecture des « performances économiques » du pouvoir Ouattara dans le secteur primaire indique avec clarté les objectifs de la guerre contre la Côte d’Ivoire qui se résument en un seul mot : Pillage.
Ce pillage organisé est camouflé sous des mots savants : « repos végétatif » des plans de cacao. En effet, selon cet argument, malgré la bonne pluviométrie qui a entraîné la croissance du secteur vivrier, des plants de cacao ont décidé de « se reposer », ce qui explique une baisse de 10.7% de la production de cacao. Le mensonge étant devenu un mode de gouvernance, il n’est plus surprenant que de telles grossièretés soient servies pour justifier le pillage organisé du cacao ivoirien par le génocide planifié du peuple Wè, propriétaire des terres de la boucle du cacao au profit de la bande des Ouédraogo Amandé Rémi dit AMADE OUREMI et autres trafiquants de cacao avec la complicité de certains États voisins devenus producteurs de cacao sans plants de cacao. Les 10.7% de plants de cacao qui « se reposent » en Côte d’Ivoire ont été certainement très actifs en allant « végéter » du côté du Burkina Faso, base arrière de la rebellion.
Des quantités de pétrole (-22.3%) et de gaz (-3.7%) ont aussi opté pour un repos du guerrier bien mérité pour se refaire une santé en contrepartie du financement des tonnes de bombes qui ont été déversées sur la Côte d’Ivoire.
Malgré ces artifices comptables et sémantiques pour cacher le soleil avec la main, les chiffres démontrent avec clarté que le pillage organisé du cacao, du pétrole et du gaz permet de rembourser les énormes frais engendrés par le plus long coup d’État de l’histoire de l’Afrique et constitue l’objectif premier de la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire. Donc, pour ceux qui en doutaient encore, il est clair que l'objectif de cette guerre était de pérenniser cette honteuse et scandaleuse exploitation des ressources du pays. Le secteur primaire, qui est soumis à une insécurité entretenue en mer et sur terre et échappant donc à toute comptabilité et à tout circuit officiel, finit sa course dans les paradis financiers. Alors, pour couvrir ce crime économique, le pouvoir Ouattara nous dit que le secteur primaire n’enregistre qu’une croissance de 0.7% avec des pertes de 10.7% dans le sous-secteur cacao, de 22.3% dans le sous-secteur du pétrole et de 3.7% dans le sous-secteur gaz. Quant au diamant, qui est produit chaque jour, on ne trouve aucun impact significatif sur le PIB. Son exploitation emprunte certainement le même chemin que les autres matières premières qui méritent « un repos végétatif » dans les poches des auteurs directs de la rébellion et leurs co-auteurs.

Et pourtant le Gouvernement Ouattara soutien cette probable « croissance économique » avec des chiffres à l’appui…
Selon toujours ce rapport de l’UEMOA,
« Dans le secteur secondaire, la production progresserait de 14.8% avec 30% au niveau du BTP tiré par le 3ème pont, le pont de Jacqueville et la réhabilitation des secteurs sociaux. L’agroalimentaire et les produits pétroliers augmenteraient de 13% et de 30%. L’énergie électrique progresserait de 10% due à la bonne pluviométrie et à l’accroissement de l’énergie thermique en provenance des installations d’AGGREKO. »
Tout d’abord ces chiffres laissent planer un grand doute sur la fiabilité des données : le niveau d’exécution physique du 3eme pont correspond-il aux sommes payées à l’opérateur? Le pont de Jacqueville est à quel niveau d’exécution physique ? Et quel est le contenu de la réhabilitation des secteurs sociaux (écoles, hôpitaux) ? Comment l’agroalimentaire peut augmenter de 13% alors que l’agriculture d’exportation, dont elle tire ses matières premières, baisse de 3.5% ? La commission de l’UEMOA semble reprendre servilement les données et les explications que lui servent les autorités ivoiriennes sans se soucier des incohérences flagrantes. Enfin, même en considérant que les données sont exactes, les constats suivants s’imposent:
Le 3ème pont d’Abidjan en construction par Bouygues, a bénéficié d’un apport de 50 milliards de FCFA de la part du pouvoir Ouattara et donc de la Côte d'Ivoire, une véritable escroquerie financière qui foule au pied le principe du partenariat public-privé qui exige que le privé supporte entièrement le financement de l’ouvrage, dans notre cas le financement du troisième pont. En effet, le troisième pont d’Abidjan, avec les mêmes caractéristiques techniques qualitatives et quantitatives, aurait coûté 60 milliards de FCFA si ce projet avait été réalisé sur fonds propres avec des opérateurs chinois qui avaient été sélectionnés sous la gouvernance de Laurent GBAGBO. Le pouvoir Ouattara, en décidant une participation de 50 milliards de FCFA, finance presqu’entièrement le coût de réalisation du troisième pont tout en maintenant le péage en guise de récompense aux divers co-auteurs directs et indirects de la longue guerre de la France contre la Côte d’Ivoire. En effet, Entre 2002 et 2010, quand le pays était coupé en deux, la zone rebelle consommait gratuitement l’eau et l’électricité gérées par le Groupe Bouygues. Alors, le financement du 3ème pont viendrait rembourser cette ardoise laissée par les rebelles et acceptée par le Groupe Bouygues en contrepartie des largesses de Monsieur Ouattara lors de la privatisation des secteurs de l'eau et l'électricité au début des années 90. Le mode et le contexte d'attribution du troisième pont indiquent clairement le modèle de gestion par surfacturation en mode gré à gré du secteur BTP au profit des entreprises françaises ou des entreprises partenaires de la rébellion. La croissance de 30% de ce secteur n’est rien d’autre qu’un cadeau aux co-auteurs directs et indirects de la rébellion; un audit du secteur permettrait de mettre en évidence la différence entre le niveau des sommes payées et le volume des travaux réalisés. Le scandale des 18 milliards sous la gouvernance BEDIE serait une broutille.
Quant à la croissance du secteur énergie (malgré la baisse supposée du gaz qui alimente le secteur) et du secteur agroalimentaire (malgré la baisse supposée des matières premières qui alimentent le secteur), elle ne profite pas à la Côte d’Ivoire ni aux ivoiriens dans la mesure où entre 1990 et 1994, au moment où Monsieur Ouattara était Premier Ministre, ces secteurs ont été bradés à des investisseurs étrangers notamment français. Pour ce qui concerne la Société Ivoirienne de Raffinerie (SIR) gestionnaire des produits pétroliers au profit des différentes compagnies de distribution du pétrole, elle a échappé à la privatisation grâce à la vigilance du Président GBAGBO. Mais, elle est devenue sous Ouattara un amortisseur de charges au profit des distributeurs. La SIR supporte tous les surcoûts du marché international et est souvent déficitaire alors que les compagnies pétrolières font des bénéfices sur le dos des consommateurs et de l’État. La Compagnie Ivoirienne d’Électricité (CIE) est placée sous le même régime que la SIR depuis que Bouygues s’est retiré de la CIE pour se déporter sur le segment gaz qui alimente les centrales électriques et le segment de producteur indépendant d’électricité. Les déficits du sous-secteur électricité reviennent à la CIE pour garantir le profit du segment gaz et du segment des producteurs indépendants d’électricité sur le dos du consommateur d’une part, qui voit sa facture augmenter et d’autre part, de l’État qui voit sa dette croître du fait des subventions versées au secteur et sa part dans le segment gaz disparaître.
Il n’est pas surprenant que le secteur secondaire constitue l’essentiel de la croissance « miraculeuse » dont parle Madame Christine LAGARDE. C’est encore moins surprenant lorsque Monsieur Ouattara affirme sans vergogne que « l’argent ne circule pas mais travaille » en évitant de dire « au profit des co-auteurs directs et indirects de la rébellion» à l’image des «boucantiers» et promoteurs de la chanson populaire « coupé-décalé » qui « travaillent sur » leurs supporters en leur distribuant gratuitement de l’argent.

Voudriez-vous bien clarifier votre propos au sujet de l’argent qui circule sélectivement ?

En effet, la gestion économique de la Côte d'Ivoire conduite par Monsieur Ouattara fait que l'argent « travaille sur » les grands groupes français mais ne circule ni dans les mains des Ivoiriens, ni dans les caisses des entreprises ivoiriennes, ni dans les caisses de l’Etat.
Par la surfacturation des marchés en mode gré à gré et l’inflation (augmentation du prix des produits alimentaires, du gaz, de l’électricité, de l’eau), le régime Ouattara dépouille donc l’État de ses ressources et les consommateurs de leurs revenus pour mieux enrichir les co-auteurs directs et indirects de la longue guerre de la France contre la Côte d’Ivoire.

Qu’est-ce qui expliquerait donc, selon vous, le fait que même le secteur tertiaire et les échanges extérieurs aient connu, au vu des chiffres publiés, un boum ou un bon important ? Ceci, alors que vous vous évertuez à démonter la thèse d’une réelle croissance économique version Ouattara.
Selon ce même rapport de l’UEMOA
« Au niveau du secteur tertiaire, l’activité économique augmenterait de 14.1% avec 23.1% dans le transport et 10% dans le commerce.
Au niveau des échanges extérieurs, les importations ont augmenté de 37,1% et les exportations de 7%. »
Le déséquilibre commercial qui en découle, non seulement contredit la « forte croissance » de la production du secteur secondaire, mais traduit bien le bradage, le pillage et la baisse de compétitivité de l’économie ivoirienne.
Le taux élevé des importations démontre avec éloquence que le secteur tertiaire profite à l’import-export et au transport maritime, secteurs entièrement privatisés au profit des multinationales françaises dont l’entreprise Bolloré et tout dernièrement le consortium Bolloré-Bouygues. Le représentant de la bourgeoisie nationale au sein du gouvernement Ouattara, le Ministre Billon, en sait quelque chose ; en décidant de donner de la voix contre ce cadeau de trop. En outre, ce même rapport de l’UEMOA nous apprend que
« Les contributions du secteur primaire, secondaire et tertiaire au PIB seraient de 0.2%, 3.1%, 5.3%. »
Le secteur primaire, qui occupe la majorité des Ivoiriens, contribue donc à hauteur de 0.2% de la croissance et les secteurs secondaires et tertiaires entièrement privatisés au profit des multinationales françaises contribuent à hauteur de 3.1 et de 5.3 à la croissance du PIB. Lorsqu’on sait que la majorité des Ivoiriens vit sur les ressources du secteur primaire, la part réduite de 0.2% sur une croissance de 8.6% est donc celle qui revient aux Ivoiriens. Avec une croissance de la population estimée à 3%, la part de croissance endogène de l’économie de 0.2% entraîne une croissance de la pauvreté de 15% en milieu rural. Cela revient donc à faire l’amer constat de cette double croissance ivoirophobe : lorsque l’économie croit de 8.6%, la pauvreté croit de 15% en milieu rural et exclut les opérateurs nationaux. La pauvreté augmente deux fois plus vite en milieu rural que le PIB. Il n’est donc pas surprenant que la croissance économique ivoirophobe de Monsieur Ouattara entraîne la croissance de la pauvreté.

A suivre votre raisonnement scientifique, la Côte d’Ivoire subit une véritable croissance de la pauvreté plutôt qu’une croissance économique réelle ?

L’examen de la croissance de l’économie ivoirienne démontre avec clarté que le modèle de développement ivoirophobe choisi par l’équipe de Ouattara ne peut qu’engendrer la pauvreté pour les Ivoiriens et le gain des profits pour les multinationales et les trafiquants de matières premières. Cette croissance est génératrice de pauvreté car les opérateurs économiques nationaux sont exclus des leviers et le secteur primaire qui emploie la majorité des Ivoiriens et constitue l’essentiel des revenus de l’État, fait l’objet d’un pillage systématique. L’État s’appauvrit et s’endette pour continuer cette course folle à cette croissance qui la mène droit dans le mur. Ainsi les résultats macro-économiques sont sans appel comme l’indique le même rapport de l’UEMOA :
« Au niveau des dépenses publiques l’aggravation du déficit est de 4.8%.
L’encours de la dette se situerait à 6367.9 milliards et représenterait 35.8% du PIB
Le crédit intérieur progresserait de 493.7 milliards et s’élève à 3368.5 milliards de Francs CFA. »
L’encours de la dette rattrape en moins d’un an le niveau de la dette avant la réduction de celle-ci par le processus PPTE mettant ainsi la Côte d'Ivoire au point de départ et compromettant l’avenir des générations futures. L’émergence économique tant recherchée risque d’immerger les ivoiriens dans la pauvreté et l’endettement.
Les Ivoiriens subiront donc la dette et la pauvreté avec le modèle de développement ivoirophobe choisi par le régime de Monsieur Ouattara. La lutte contre la pauvreté de Monsieur Ouattara se résumera par le double génocide des Wè et des pauvres, l’emprisonnement de leurs défenseurs et leur contrainte à l’exil. La leçon fondamentale que l’on peut tirer de l’expérience de la croissance économique en Côte d’Ivoire est que la lutte contre la pauvreté est impossible sans souveraineté économique. La Chine a rejeté le modèle des bailleurs de fonds en forgeant sa souveraineté économique par le socialisme de marché, la Russie, après une période de turbulence, s’est ressaisie en empruntant le même chemin, l’Amérique latine a emboité le pas. La plupart des pays Africains se sont alignés sur les dogmes du consensus de Washington avec la génération des fonctionnaires des institutions financières internationales propulsés ministres, premiers ministres ou présidents en mission commandée. Il reste aux Africains dignes de franchir la ligne rouge de la dépendance économique et financière pour un nouveau modèle de croissance pouvant réduire la pauvreté.

Faites-vous ainsi indirectement allusion à la Françafrique et ses conséquences ?

La Françafrique a toujours régné par le massacre des populations africaines, sa nouvelle formule de croissance excluant les Africains est en marche et le modèle ivoirien s’exportera d’autant plus facilement que la Côte d'Ivoire a toujours constitué le laboratoire de la Françafrique. Le renouvellement des accords de défense pour entraîner et équiper les nouveaux tirailleurs africains en remplacement des armées régulières préfigure du nouveau visage de la Françafrique, avec des taux de croissance flatteurs pour justifier toutes les nouvelles formes d'exploitation des richesses africaines et surtout en organisant des massacres interethniques aboutissant à des génocides savamment préparés. Depuis l’expérience du génocide rwandais, la Françafrique arrête et diffuse elle-même le nombre de morts à chaque crise tout en inversant les rôles où les bourreaux deviennent des victimes et ceux qui respectent la constitution de leur pays deviennent ceux qui refusent de quitter le pouvoir. La crise ivoirienne à peine dénouée que le chiffre de 3000 morts a été servi au monde entier et que Laurent GBAGBO, attaqué depuis 8 ans par une horde de tirailleurs africains armés et entraînés par la France et l’ONU, réélu dans le strict respect de la constitution, est désigné comme le responsable des massacres par son « refus de quitter le pouvoir ».
Bien que je déplore tous ces morts pour mon pays et c'est avec une grande tristesse que j'évoque à chaque fois ce sujet, il est bien évident que le chiffre de 3000 morts est en dessous de la réalité et que Laurent GBAGBO n’est ni un rebelle ni un guerrier, mais qu’importe, la raison du plus fort est toujours la meilleure. Les horreurs de la crise ivoirienne ne se révéleront que plus tard. Le vrai bilan et les vrais responsables ne seront connus que plus tard comme l’on a découvert plus tard le vrai bilan et les vrais responsables des crimes de l’esclavage et de la colonisation et le niveau des exactions et des massacres lors de la guerre de la France faite à l'Algérie.
La Françafrique reste constante dans ses objectifs et ses méthodes, tout en changeant continuellement de masques et de prétextes. Comme l’Amérique latine, c’est dans l’unité que les Africains mettront un frein à ce double génocide qui guette l’Afrique tant que certains de ses fils et certaines de ses filles seront convaincus que le salut économique de l’Afrique ne viendra que de l’extérieur et que certains chefs d’Etat seront en mission commandée au profit de leurs anciens colons.

Partie II
Le Fpi, votre parti, a dit non à l’invitation au dialogue avec le gouvernement, pour protester contre le non-respect de ses engagements (parlant du gouvernement) après les premières négociations et la récente arrestation du leader de la JFPI qui intervenait justement à quelques jours de la reprise du dialogue. Une décision à laquelle vous souscrivez ?
«Dialoguer rime avec les fusils chez Ouattara »
Lorsqu’un homme continue de brimer son frère, la femme, les enfants et les amis de son frère qu’il crie au dialogue pendant qu’il continue de les brimer, pensez-vous honnêtement qu’il donne le même sens au mot « dialogue » que le sens commun attribué à ce mot? Ce cri au dialogue est pour anesthésier ceux qui sont en dehors de la maison et qui risquent de venir au secours des opprimés. C’est le Vuvuzela pour couvrir le cri de douleur de nouvelles vagues de répression et de violation des droits de l’homme. Je ne sais pas où il a appris la politique mais depuis que cet homme est apparu sur l’échiquier politique ivoirien, le mot dialoguer rime avec les fusils, à tel enseigne que pour nous cet appel annonce de nouvelles arrestations et de nouveaux massacres extrajudiciaires. Ses propres partisans ont affirmé qu’ils ont pris les fusils pour le porter au pouvoir, donc pour eux la campagne politique est synonyme de campagne guerrière. Et depuis 2011, chaque fois qu’un appel au dialogue est annoncé cela annonce les arrestations et les massacres, le cas de KOUA Justin est une illustration, mais avant ça, il y a eu AKOUN Laurent, DOUATY Alphonse, BLE GOUDE, Jean Yves DIBOPIEU, ABEHI, tous arrêtés après un appel au dialogue. La suspension du dialogue est donc une pause en attendant que nous donnions le même sens au même mot.

Lundi dernier, à l’étape de Korhogo, Ouattara a appelé le Fpi à « demander pardon aux victimes et aux parents de victimes ». Quel commentaire faites-vous de cette sortie de Ouattara ?
En d’autres termes les militants FPI de Duékoué doivent demander pardon à Ouédraogo Remi pour le génocide des wè, les parents de Tagro désiré doivent demander pardon à l’assassin de leur fils, les parents des jeunes patriotes exterminés devant la résidence du Chef de l’Etat doivent demander pardon aux divers meurtriers, les familles des militaires bombardées dans les camps militaires doivent demander pardon à leurs bombardiers et le comble c’est que GBAGBO Laurent, innocenté après une tonne d’accusations et deux ans d’enquêtes par les plus grands services de renseignements au monde, doit demander pardon pour avoir reçu 50 bombes sur sa résidence. La direction du FPI, en prison avec 700 militants, torturés au quotidien sans motifs doit demander pardon aux geôliers. En somme, les ivoiriens doivent demander pardon à ceux des leurs qui ont choisi la voie des armes et des bombes pour la conquête du pouvoir. Une fois de plus M. Ouattara et nous, n’avions pas fait les mêmes formations politiques et donc nous sommes dans un quiproquo ou un cirque savamment entretenu.
Le FPI est la principale victime et le principal parent des victimes de la longue guerre de la Françafrique contre la Côte d’Ivoire depuis 2002. En prenant sur lui de signer un accord à Pretoria faisant de Ouattara un candidat aux élections présidentielles de 2010 contre la volonté de 86% des ivoiriens qui ont dit non à sa candidature en votant la Constituant de 2000, en signant les accords de Ouagadougou pour confier la primature aux bourreaux de la République, le leader du FPI, Laurent GBAGBO, n’a pas attendu un quelconque pardon de ceux qui ont pris les armes contre leur mère patrie, il a assumer ses responsabilités de chef de l’Etat garant de la cohésion nationale et de la paix. De deux choses l’une, soit M. Ouattara ignore le contenu des missions d’un Chef d’Etat, soit il est en mission commandée pour exclure les ivoiriens de la vie politique, économique et sociale pour faire place à la Françafrique sans les ivoiriens qui refusent la soumission. Le génocide Wè pour s’emparer de la boucle du cacao, la modification unilatérale du code foncier et du code de la nationalité, les choix économiques de M. Ouattara et les résultats qui en découlent, militent en faveur de cette deuxième thèse. Le prétexte de la lutte contre l’ivoirité révèle son vrai visage qui est l’ivoirophobie.
La question des victimes en Côte d’Ivoire ne doit pas se traiter en Pro-GBAGBO ou en pro-Ouattara, termes forgés pour diviser les ivoiriens pour que vienne le règne du colon se posant en arbitre suprême sous le masque de l’ONU. Les nombreuses victimes depuis 2002 n’ont de tatouage sur leur corps faisant d’eux des pro-GBAGBO ou des pro-Ouattara. A ce sujet, le modèle Sud-Africain est le modèle le plus parfait pour traiter la question des victimes et la question de la réconciliation. Laisser de Côté des solutions qui ont fait leurs preuves pour emprunter des voies sans issues en jouant du vuvuzela à chaque meeting ou interview pour couvrir de nouvelles répressions, laissent évidemment croire que le vrai objectif de M. Ouattara n’est point la réconciliation inter ivoirienne mais la réconciliation des richesses ivoiriennes avec leurs prédateurs au prix du sang et de l’unité nationale. Une fois de plus nous ne donnons pas le même sens au même mot.

Ouattara dans sa tournée au Nord a parlé d’une injustice faite à cette région qui a accusé un véritable retard de développement, avec les précédentes administrations. Evoquant même un taux d’électrification de 15% au Nord contre 90% dans les autres régions du pays. Quel commentaire faites-vous, vous justement qui avez été DG du BNETD durant une décennie.
L’analyse des déséquilibres régionaux qui ne sont pas spécifiques au nord mais liés à la gouvernance jacobine de l’Etat, avait conduit le FPI à opter pour la décentralisation administrative, politique et économique de la Côte d’Ivoire et le transfert de la capitale comme levier pour corriger ces déséquilibres.
Dès l’accession au pouvoir du FPI en 2000, le Gouvernement AFFI avait mis en priorité en chantier le programme de la décentralisation administrative et politique ainsi que le financement des infrastructures de base. Le développement des technopoles, des pôles agroindustriels régionaux, des universités régionales et des CHR devaient fournir un contenu économique et social à la décentralisation. L’occupation du nord et de l’ouest de 2002 à 2010 par la rébellion armée sponsorisée par M. Ouattara a mis un frein à la mise en œuvre de cet ambitieux programme dans ces zones. Qu’il ait le courage de reconnaitre sa responsabilité dans le retard de la région du nord. Il avait là une belle occasion de demander pardon pour donner l’exemple mais il a préféré honorer ses frères d’armes pour avoir détruit la région.

Alors qu’officiellement plus de 700 détenus politiques sont répertoriés dans les goulags du régime, Ouattara affirme qu’il n’existe aucun prisonnier politique en Côte d’ivoire. Êtes-vous surpris d’une telle déclaration ?
M. Ouattara et nous, avions des problèmes de sens de mot et des différences idéologiques très profondes. Pour M. Ouattara, un homme politique digne de ce nom est celui qui accède au pouvoir par des armes et des bombes, ce qui n’est pas notre cas et ceux qui font un autre choix ne sont pas des hommes politiques. Si nous nous plaçons dans sa logique, les 700 prisonniers du FPI ne sont pas des prisonniers politiques. Si Laurent GBAGBO avait traité les auteurs, co-auteurs directs et indirects de la rébellion comme M. Ouattara traite les militants du FPI, il aurait certainement su ce qu’est un prisonnier politique. Mais Laurent GBAGBO avait une haute idée de la démocratie, une foi inébranlable aux valeurs démocratiques qu’il a su enseigné aux ivoiriens pendant son long combat pacifique pour la démocratie. Malheureusement ; comme dans toute classe, ce n’est pas tout le monde qui apprend ses leçons et les appliquent correctement et ceux qui nous gouvernent aujourd’hui en font l’illustration en répétant les mots sans savoir ce que cela signifie. Mais pour les ivoiriens qui connaissent l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, ils ne sont pas surpris, car ceux qui nous gouvernent aujourd’hui étaient les tenants de la thèse du parti unique et taxaient les valeurs démocratiques d’hérésie et d’utopie et donc n’ont pas cherchés à apprendre les leçons sur la démocratie du professeur Laurent GBAGBO. Du parti unique dont ils ont la nostalgie, ils cherchent à la restaurer en appliquant la pensée unique au contexte multi partisan. La légitimité populaire, le droit à la différence de pensée ou d’analyse est pour eux un crime, une offense au chef de l’Etat, une incitation à la révolte ou une atteinte à la sûreté de l’Etat. En criminalisant la légitimité populaire, le droit à la différence, ils assimilent les victimes de la pensée unique à des criminels de droit commun. Voilà pourquoi pour M. OUATTARA il n’y a pas de prisonniers politiques. Voilà aussi pourquoi, même la CPI est contaminée par le moyen Age politique que vit la Côte d’Ivoire en classant la légitimité populaire parmi les crimes qui méritent d’être sanctionné : La légitimité populaire de Laurent GBAGBO est, pour la CPI, une condition suffisante pour le maintenir dans les liens de détention !

A quelles conditions peut-on aller vers une véritable réconciliation, selon vous ?
Aujourd’hui en Afrique, le modèle sud-Africain reste le modèle le plus parfait de réconciliation. Mandela, considéré à l’époque par l’occident comme l’un des plus grands terroristes de la planète a été libéré avec tous ses camarades pour négocier la paix avec le régime le plus rétrograde, le plus cruel et le plus barbare de l’époque. La libération de GBAGBO Laurent, de la direction du FPI et des 700 prisonniers politiques sont les conditions de la réconciliation. Malheureusement je ne suis pas certain que la réconciliation soit un objectif pour les commanditaires du plus long coup d’Etat de l’Afrique. Je suis même convaincu que, pour les stratèges de la Françafrique, la réconciliation signifie la perte de l’occupation politique, économique, sociale et militaire de la Côte d’Ivoire, voire de l’Afrique. La machine à explosion que constitue la division profonde du pays, est un marché propice pour le commerce odieux armes contre cacao-pétrole-gaz. Le mot réconciliation est donc devenue le refrain d’une chanson qu’on répète pour faire espérer l’ensemble des ivoiriens qui sont convaincus que la vrai réconciliation est la priorité des priorités. Il ya plus de 10 ans que les Afghans et les Irakiens répètent ce refrain !
Les Maliens se rendront aux urnes pour élire le prochain président, dans un contexte plus ou moins non maitrisé, le 28 juillet prochain. Une date quasiment imposé par la France. Pensez-vous qu’on se dirige vers la normalisation réelle du pays ?
Ce qui arrive au Mali est déjà arrivé en Côte d’Ivoire, avec les mêmes pilotes aux commandes du bateau Malien. Le risque que les mêmes causes produisent les mêmes effets n’est pas à écarter. Tout le monde est convaincu que les conditions ne sont pas réunies pour les élections dignes de ce nom, par conséquent tout résultat officiel sortant d’une telle élection est à priori contestable et le sera certainement à posteriori. Le Mali risque donc de se retrouver avec plusieurs présidents, chacun convaincu de sa victoire. Droit contre droit, seul le plus fort l’emportera et non forcement le plus légitime. Espérons que le plus légitime soit le plus fort, et qu’un président inattendu ait l’onction populaire ; dans ce cas, une crise post-électorale est inévitable ; dans l’intérêt de qui ? Ma conviction est déjà faite sur l’impérialisme en crise. Et ce n’est pas la première fois dans l’histoire que l’impérialisme en crise fait preuve d’un cynisme sans limite. Lorsqu’une solution a été aussi désastreuse comme celle de l’Afghanistan et de l’Irak et que les mêmes acteurs continuent le désastre dans d’autres pays comme en Libye, en Côte d’Ivoire, en Syrie ; aujourd’hui en Egypte et probablement demain au Mali, c’est que l’intérêt de vendre des armes financées par le pillage des matières premières l’emporte sur la démocratie et les droits de l’homme ; par conséquent, les conditions explosives sont plus rentables pour la sortie de crise de l’occident que les conditions paisibles pour la sortie de crise des pays pauvres mais riches en matières premières. Pour l’occident, les pays n’ont pas d’amis mais des intérêts ! Malheur à ceux qui n’ont pas encore compris le sens profond de cet axiome de l’impérialisme.

Un mot sur la situation en Egypte qui plonge progressivement dans une instabilité
Le même raisonnement précédent est valable pour l’Egypte. Les frères musulmans qui ont implicitement fait miroiter une tendance pro-occidentale à l’exemple du Qatar et de l’Arabie Saoudite, ont tourné casaque en été une fois porté au pouvoir par le printemps arabe. L’occident, pris à son propre jeu, a provoqué un court-circuit démocratique en réponse à l’échauffement démocratique provoqué par la gouvernance, certes critiquable, des frères musulmans mais gérable par d’autres solutions que l’intrusion de l’armée avec l’accord tacite de l’occident pour faire de l’échauffement démocratique un mélange explosif plus propice au commerce odieux gaz contre armes. Le renard passe, passe, chacun à son tour! Le chien aboie, la caravane des armes et des matières premières passe!

Votre dernier mot
Je conclurai avec un autre grand professeur de la démocratie et de l’intégration Africaine, Chinua Achebe « Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse sera toujours en l’honneur du chasseur » . Le Front Populaire Ivoirien a le devoir de reprendre sa craie d’enseignant et sa serviette de combattant pour restaurer dans la conscience collective, les valeurs démocratiques, l’histoire vraie de la démocratie et des ennemies de la démocratie, engagé la bataille pour mettre fin à la pensée unique et faire revivre les fondements de la démocratie : la légitimité populaire, la liberté de pensée, de manifestation, d’aller et venir, le droit à la différence, l’égalité des citoyens devant la justice et l’administration, le droit à la propriété etc. autant de valeurs qu’ignorent les tenants de la pensée unique, de la justice des vainqueurs et du rattrapage ethnique. Mais nous devons aussi enseigner les leçons de l’histoire récente de la crise ivoirienne et l’intrusion de la Françafrique et ses tirailleurs dans le règlement du conflit ivoirien avec la fermeture des banques, l’exclusion de la Côte d’Ivoire de la BCEAO, le braquage de l’aéroport et du port, le soutien des forces armées françaises aux rebelles et la déportation de Laurent GBAGBO à la Haye : La démocratie est impossible sans démocrates et sans souveraineté politique, économique, financière, militaire et judiciaire.

DON MELLO Ahoua
Docteur Ingénieur des Ponts et Chaussées
Ex DG du BNETD
Ex administrateur de la BNI
Ex administrateur de la Cellule d’Analyse des Politiques économiques (CAPEC-CIRES)
Ex membre du Comité de Privatisation
Ex Ministre de l’Equipement et de l’Assainissement, Porte-parole du Gouvernement AKE NGBO
Membre de la Coordination FPI en exil

Interview réalisée par Franck Toti
(In le nouveau courrier des 15 et 16 juillet 2013)

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 19:47


“Because of Bolloré,” if you move, you’re dead! “Is the title of the paper site Mediapart. Everything is easy to understand. Clearly, those who do not dare to do the will of Almighty Bolloré and its lobby, especially on the African continent, is a “dead man.” And that is why, President Gbagbo has a very transparent approach to politics on the African continent was attacked and portrayed as a vile dictator who deserves the guillotine. In place of the guillotine, he was bom – encased in prison and deported to the ICC in The Hague, the king Sarkozy on behalf of the interests of the bour – geoisie of the Empire. Bolloré is also part of a group of lobbyists that Médiapart website baptizes Biguans. Here also writes Brother online about it. “The Biguans, who did not want Gbagbo, able to sell to the highest bidder this port Abid – January they claim ownership, supporting documents, as – sisteraient past few weeks, nightly performances of all opposing the projects of the new strong man of the Ivory Coast, Alassane Ouat – tara. They are grouped in a “Coalition Akwaba” says the online journal The Biguans, they are in fact groups lob -. Byistes the Empire decided to hand by all means, the riches of the continent African. The same colleague said they consider the Port of Abidjan as their property and that, with a “supporting documentation.” Who has sold them what port Ivory Coast considered perhaps naively, as his property? When the Port of Abidjan has it become their property? These major issues. Ultimately, at the time of the omnipotence of the PDCI, specifically in the early 90s, there are national companies But the jewels of the Ivorian economy, which were sold here in a symbolic franc to large French groups. Biguans not want to hear about competition in Africa, then set in motion all networks destabilizing African governments . against President Gbagbo For there is no question of speaking to ap -. pel price Port of Abidjan and in many other sectors of the Ivorian economy The rest is history … Gbagbo party under conditions that all everyone knows. Ouattara is now in power. but the problem is that Ouattara is not a democrat. focardiennes And all cells that guard the African powers like oil on fire, know that the Ouattara regime suffers a huge deficit of legitimacy in Côte d’Ivoire, which explains the fact that terror down on the Ivorian people but pre France -… fers condone any abuse of the system There are still major interests French are at stake on the African continent – cain, and other countries of the South, democracy and human rights stop where com -. cent interests of the Empire and Ouattara handles well stick than carrot, goes deeply into terror on anyone who tries to oppose a genuine opposition. For over two years it is for business, Cote d’Ivoire is still immersed in a state of belligerence. Pro-Gbagbo are systematically kidnapped, tortured and held incommunicado in inhumane conditions, in total disregard of the great gendarme of Africa, which has suddenly lost its Latin on Human Rights. “The Biguans, which no longer Gbagbo (…) wanted to attend the last few weeks, nightly performances between all the projects of the new strongman of Ivory Coast, Alassane Ouattara They re -. grouped in a “Coalition akwaba “is the newspaper said. While the Ivorian regime can deliver, hands and feet bound, Côte d’Ivoire to large French groups, will have the blessing of Paris. This is why the terrible terror FRCI and Dozo is almost applauded sub hands on the side of France. This is also why Ouattara and Soro may be received at the Elysee Palace, even if it hits the human consciousness. The newspaper has received a testimonial from one of Biguans in Europe itself drives the nail on the identity of those who commit atrocities against pro-Gbagbo. “80% of the Ivorian army disappeared in nature at the time of the defeat of Gbagbo. Those who replaced them are mercenaries from Burkina Faso, Mali or Senegal, all mercenaries account the Sahel. They come at night and exterminate those projects against Ouattara, explains the representative Biguans in Europe, “then reveals Médiapart. Evidence to Paris, we know all about what is happening in Cote d’Ivoire. But we prefer not to say anything. “Democracy is a luxury for Africans,” said Chirac, in the warm periods of the beginning of multiparty politics in Africa. And this truth value in hex political class, as Right to Left.
Guehi Brence
gbrence02063193@

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 19:23

Exécutions sommaires des pro-Gbagbo: Les graves révélations de Mediapart

Le site d’infos confidentielles Mediapart vient encore de frapper. Il donne l’une des raisons pro - fondes de la guerre qui a été faite à la Côte d’Ivoire.

 



image d'archives: un camp de torture du régime dAlassane Ouattara
image d'archives: un camp de torture du régime dAlassane Ouattara
«A cause de Bolloré, «si tu bouges, tu es mort!», c’est le titre du papier du site  Mediapart. Tout se comprend aisément. En clair, celui qui n’ose pas faire la volonté du tout puissant Bolloré  et son lobby, surtout sur le continent africain, est un  homme «mort». Et c’est pourquoi, le Président Gbagbo qui a  une approche très transparente de la politique sur le continent africain a été attaqué et dépeint comme un vil dictateur qui ne mérite que la guillotine. A la place de la guillotine, il a été bom - bardé et déporté dans la prison de la Cpi à La Haye, par le roi Sarkozy au nom des intérêts de la bour - geoisie de l’Empire.  Bolloré fait d’ailleurs partie d’un ensemble de groupe de lobbyistes que le site Médiapart baptise les Biguans. voici d’ailleurs ce qu’écrit le confrère en ligne à ce sujet. «Les Biguans, qui ne voulaient plus de Laurent Gbagbo, capables de vendre au plus offrant ce port d'Abid - jan dont ils revendiquent la propriété, documents à l'appui, as - sisteraient depuis quelques semaines, à des exécutions nocturnes de tout opposant aux projets du nouvel homme fort de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouat - tara. Ils se sont regroupés dans une "Coalition Akwaba», annonce le journal en ligne. Les Biguans, ce sont en fait les groupes de lob - byistes de l’Empire qui ont décidé de faire mains par tous les moyens, sur les richesses du continent africain. Le confrère précise même qu’ils considèrent le Port d’Abidjan comme leur propriété et cela, avec un «document à l’appui». Qui leur a déjà vendu  ce port que la Côte d’Ivoire considérait peut-être naïvement,  comme sa propriété ? A quel moment le Port d’Abidjan est- il devenu leur propriété ? Autant de grandes questions. Tout compte fait, au temps de la toute puissance du Pdci, plus précisément au début des années 90, il y a des entreprises nationales pourtant fleurons de l’économie ivoirienne, qui ont  été cédées ici, à un franc symbolique à des grands groupes français. Les Biguans qui ne veulent pas entendre parler de concurrence en Afrique, ont alors mis en branle tous les  réseaux de déstabilisateurs des pouvoirs africains contre le Président Gbagbo. Car il n’est  pas question de parler d’ap - pel  d’offres au Port d’Abidjan et dans plusieurs autres secteurs de l’économie ivoirienne. La suite est connue… Gbagbo parti dans les conditions que tout le monde sait. Ouattara est désormais au pouvoir. Mais le hic est que Ouattara n’est pas un démocrate. Et toutes les cellules focardiennes qui veillent sur les pouvoirs africains comme de l’huile sur le feu, savent que le régime Ouattara souffre d’un énorme déficit de légitimité en Côte d’Ivoire. Ce qui explique la terreur qu’il fait abattre sur le peuple ivoirien. Mais la France préfère fermer les yeux sur toutes les dérives du régime. Il y a quand même de gros intérêts français qui sont en jeu. Sur le continent afri cain, et dans les autres pays du Sud, la démocratie et les droits de l’Homme s’arrêtent là où commen - cent les intérêts de  l’Empire. Et Ouattara qui manie bien le bâton plus que la carotte  y  va à fond dans la terreur sur tous ceux qui tentent de lui opposer une véritable opposition. Depuis plus de deux ans qu’il est aux affaires, la Côte d’Ivoire est toujours plongée dans un état de belligérance.  Les pro- Gbagbo sont systématiquement enlevés, torturés, et détenus au secret, dans des conditions inhumaines, dans l’indifférence totale du grand gendarme de l’Afrique qui a subitement perdu son latin sur les droits de l’Homme. «Les Biguans, qui ne voulaient plus de Laurent Gbagbo (…) assisteraient depuis quelques semaines, à des exécutions nocturnes de tout opposant aux projets du nouvel homme fort de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara. Ils se sont re groupés dans une "Coalition Akwaba» , fait remarquer le journal. Tant que le régime ivoirien peut livrer, mains et pieds liés, la Côte d’Ivoire aux grands groupes français, il aura la bénédiction de Paris. C’est pourquoi l’effroyable terreur des Frci et des Dozos est quasiment applaudie en sous mains du côté de l’Hexagone. C’est aussi pourquoi Ouattara et Soro peuvent être reçus à  l’Elysée, même si cela heurte la conscience humaine. Le journal qui a recueilli un témoignage d’un des Biguans en Europe enfonce même le clou sur l’identité de ceux qui commettent les exactions sur les pro-Gbagbo. «80% de l'armée ivoirienne a disparu dans la nature au moment de la déroute de Gbagbo. Ceux qui les ont remplacés sont des mercenaires, venus du Burkina Faso, du Mali ou du Sénégal, tous les mercenaires que compte le Sahel. Ils viennent la nuit et exterminent ceux qui sont contre les projets de Ouattara, explique encore le représentant des Biguans en Europe» , révèle alors Médiapart. La preuve qu’à Paris, on sait tout sur ce qui se passe en Côte d’Ivoire. Mais on préfère ne rien dire. «La démocratie est un luxe pour les Africains» , avait dit Chirac, dans les périodes chaudes du début du multipartisme en Afrique. Et cela a valeur de vérité au sein de la classe politique hexagonale, à Droite comme à Gauche.
Guehi Brence
gbrence02063193@yahoo.fr

Le Temps N ° 2 9 5 6 l v E N D R E D I 1 9 J U I L L E T 2013
                  
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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 19:15
  • FPI. Nomination d'une nouvelle représentante spéciale du SGONU à Abidjan, le parti de Laurent GBAGBO émet des resserves.

    Déclaration

    010/2013

    Relativement à la nomination de Mme Aïchatou MINDAOUDOU en qualité de Représentante spéciale du SG de l'ONU en Côte d'Ivoire

    -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

    I / FAITS

    I-1 : Le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), M. Ban KI-Moon a nommé (par la décision référencée : SG/A/1405-AFR/2621-BIO/4472 du 17 Mai 2013-Département de l’information Service des informations et des accréditations), Mme Aïchatou MINDAOUDOU Souleymane en qualité de sa représentante spéciale pour la Côte d’Ivoire et chef de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) ;

    I-2 : Mme Aïchatou MINDAOUDOU SOULEYMANE, a été Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du Niger. A ce titre, elle a présidé le conseil des ministres de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour la médiation et la paix, dans le règlement des conflits .dans les pays membres de ladite organisation, alors que cette institution était présidée par le Niger ;

    I-3 : Il sied de rappeler que c’est sous la direction de Mme Aïchatou MINDAOUDOU SOULEYMANE que la CEDEAO s’est engagée dans la résolution des crises, la promotion de la paix et la réconciliation dans les pays africains dont la Côte d’Ivoire, la Guinée Bissau et le Togo, entre 2005 et 2007 ; et que par rapport à la crise ivoirienne, Mme Aïchatou MINDAOUDOU SOULEYMANE, s’est illustrée par des déclarations aussi fantaisistes que tendancieuses et dénuée de tout fondement :

    --le 8 Octobre 2002, Mme Aïchatou MINDAOUDOU, Ministre des Affaires Etrangères disait devant le parlement Nigérien : « ….Lorsqu’on parle d’exactions sur les Burkinabés, les Ghanéens, cela touche aussi les Nigériens… » ; « …Plusieurs centaines de Nigériens ont vu leurs maisons brûlées et pillées par les forces de sécurité dans les quartiers périphériques d’Abidjan… » ; « …pendant le couvre-feu, beaucoup d’exactions étaient commises par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) qui pillaient les magasins des Nigériens et confisquaient leurs pièces d’identité…. » ; « ….un Nigérien, déficient mental, a été présenté à la télévision nationale comme étant un mercenaire à la solde des mutins... » ;

    -- En sa qualité de membre du groupe de contact de la CEDEAO, mis sur pied pour la résolution de la crise du 19 Septembre 2002 en Côte d’Ivoire, elle a déclaré, ceci : « ….sur le principe du cessez-le-feu, nous n’avons absolument rencontré aucune réticence, ni hésitation des mutins…… » ; Insinuant par là que c’est Laurent Gbagbo qui entendait poursuivre les hostilités malgré la médiation de la CEDEAO.

    -- Début Janvier 2011 : elle est cosignataire d’une déclaration de prétendus «intellectuels africains », convaincus que Laurent Gbagbo était dans une logique de confiscation du pouvoir perdu dans les urnes et appelant ce dernier à faire preuve de sens historique et « d’esprit démocratique » « pour qu’en toute dignité, il respecte le résultat des urnes et par conséquent, […] il cède le pouvoir au véritable vainqueur des élections : monsieur Alassane Ouattara…. » .

    II / ANALYSE

    Sur la base de ce qui précède, le FPI fait observer que Mme Aïchatou MINDAOUDOU Souleymane fait partie des alliés objectifs et actifs du camp RHDP opposés à Laurent Gbagbo et à ses partisans.

    En effet, Mme Aïchatou MINDAOUDOU est un élément clé dans la mise en place et l’exécution du plan de diabolisation ourdi par ladite communauté internationale pour violer la Constitution ivoirienne afin de renverser le président Laurent Gbagbo. Lors de ses nombreuses interventions sur la crise ivoirienne, elle s’est toujours affichée comme une partisane inconditionnelle de Monsieur Alassane Ouattara ; elle a soutenu aveuglement ce dernier, sans le moindre discernement ni la moindre retenue, nonobstant son rôle de médiateur. A preuve, elle est co-auteur d’une déclaration de prétendus « intellectuels africains », son groupe invitait le président Laurent GBAGBO à céder le pouvoir à un prétendu vainqueur des élections. Publiée dans le courant du mois de janvier 2011, cette fameuse déclaration est pourtant bien postérieure à l’arrêt du Conseil Constitutionnel, N° CI-2010-EP-34/O3-12/CC/SG portant proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 28 Novembre 2010, qui a déclaré le candidat Laurent GBAGBO, élu avec 51,45 % des voix. Mme Aïchatou MINDAOUDOU SOULEYMANE a fait d’autres déclarations incendiaires et dangereusement mensongères contre le pouvoir légal et légitime du président Laurent GBAGBO. Et cela à divers titres, dans le seul but de légitimer la rébellion. C’est dans ce cadre, qu’elle a imputé malicieusement l’échec de la médiation au Gouvernement ivoirien qui aurait, refusé de signer un cessez-le-feu avec les rebelles.

    Le FPI note que Mme Aïchatou MINDAOUDOU SOULEYMANE, en sa qualité de médiateur dans la résolution de la crise ivoirienne, a toujours fait la démonstration de sa partialité en faveur de Monsieur Alassane Ouattara. Et comme elle est déjà partie, elle ne saurait être juge ou arbitre dans la normalisation d’une situation aujourd’hui chaotique dont elle porte une part importante de responsabilité.

    Le FPI observe que le « crime parfait » qui était de perpétrer un coup d’Etat contre un pouvoir légal et légitime, a été réalisé et que Mme Aïchatou MINDAOUDOU Souleymane demeure toujours l’un des acteurs principaux de cette tragédie. C’est pourquoi le FPI interprète sa nomination au poste de Représentante spéciale pour la Côte d’Ivoire et chef de l’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire comme étant la confirmation de l’adage selon lequel « le criminel retourne toujours sur le lieu du crime pour prendre sa part du butin ».

    III / POSITION

    Au regard de ce qui précède, le FPI déclare que Mme Aïchatou MINDAOUDOU Souleymane n’est pas crédible et par conséquent, émet formellement de sérieuses réserves sur sa désignation en qualité de Représentante spéciale du Secrétaire Générale de l’ONU en Côte d’Ivoire;

    Le FPI soutient fermement que cette désignation constituerait un nouvel obstacle à la résolution de la crise ivoirienne.

    Conscient de son rôle de leader historique dans l’édification d’une Côte d’Ivoire digne, unie et prospère, le FPI qui a des raisons objectives de douter de l’impartialité de Mme Aïchatou MINDAOUDOU Souleymane dans son rôle de représentante spéciale du Secrétaire Générale de l’ONU en Côte d’Ivoire, interpelle l’ONU, l’UA ainsi que toutes les bonnes volontés quant à la nécessité de rassurer toutes les parties au conflit, singulièrement l’opposition ivoirienne.

    Fait à Abidjan, le 19 juillet 2013

    Le Secrétaire Général par intérim & Porte-parole

    Dr KODJO Richard
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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 20:59

Affrontements allochtones (Burkinabés,Maliens, Guinéens) contre Baoulés (autochtones Yowrê) d'Angovia (centre Ouest de la Côte d'Ivoire)... Dites moi si la véritable raison de cet affrontement est le simple refus du paiement d'une "taxe" de 200 f par un orpailleur allochtone après lecture de ces témoignages ci après [recueillis sur place et publiés par le quotidien l'inter en sa parution n° 4535 du Lundi 15 Juillet 2013 à la page 11] : . Dramani, "Président des jeunes étrangers et porte parole de circonstance du président des ressortissants du Nord et de la CEDEAO d'Angovia" : - "Ici, nous n'avons pas droit à la parole et il n'y a jamais eu d'entente entre eux et nous . Raison pour laquelle ils ont leur chef, leur président des jeunes et nous, nous avons les nôtres . Les Yowrê ne veulent pas nous sentir . Sinon, comment comprendre que pour un problème de 200f, on peut frapper quelqu'un jusqu'à ce que mort s'ensuive ? Trop c'est trop , nous n'allons plus nous laisser faire. Ils comptent sur leurs cadres, mais qu'ils sachent que nous aussi, nous avons des cadres " . Un jeune Yowrê A.J : - "Nous avons été envahis sur nos propres terres. Les étrangers sont 3 fois plus nombreux que nous . Le vrai problème est qu'ils veulent nous chasser des terres de nos ancêtres pour exploiter tranquillement notre sous -sol très riche en or . La preuve, toutes les maisons brûlées appartiennent aux propriétaires de filon (or). Il s'agit donc d'une attaque ciblée et préméditée. Mais qu'ils sachent qu'ils passeront sur nos corps avant d'atteindre leurs objectifs . D'ailleurs la résolution que nous allons prendre bientôt, c'est que nous ne voulons plus les voir ici ."

 

 

pris sur le mur de DJAGOYOUWLE OGBAWOLI

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 20:11
DON MELLO Ahoua est Docteur Ingénieur des Ponts et Chaussées.

Il fut Ex-DG du BNETD, Ex-administrateur de la BNI, et Ex-administrateur de la Cellule d’Analyse des Politiques économiques (CAPEC-CIRES).
Il fut également Ministre de l’ Équipement et de l’Assainissement dans le gouvernement du professeur Aké N'GBO, et porte-parole du gouvernement.
Il est aujourd'hui membre de la Coordination FPI en exil.
La situation sociopolitique et économique très préoccupante de la Côte d’Ivoire ne laisse personne sans voix. Pas même l’ex-ministre Ahoua Don Mello, en exil depuis le 11 avril 2011, et qui avait gardé le silence depuis un bon moment. Dans cette entrevue qu’il a accordée au Nouveau Courrier, Ahoua Don Mello analyse la situation politique et économique de la Côte d’Ivoire. Dans cette première partie que nous vous proposons, il aborde exclusivement les questions politiques de l’heure.

Le Fpi, votre parti, a dit non à l’invitation au dialogue avec le gouvernement, pour protester contre le non-respect de ses engagements (parlant du gouvernement) après les premières négociations et la récente arrestation du leader de la JFPI qui intervenait justement à quelques jours de la reprise du dialogue. Une décision à laquelle vous souscrivez ?

Lorsqu’un homme continue de brimer son frère, la femme, les enfants et les amis de son frère qu’il crie au dialogue pendant qu’il continue de les brimer, pensez-vous honnêtement qu’il donne le même sens au mot «dialogue» que le sens commun attribue à ce mot ? Ce cri au dialogue est pour anesthésier ceux qui sont en dehors de la maison et qui risquent de venir au secours des opprimés. C’est le Vuvuzela pour couvrir le cri de douleur de nouvelles vagues de répression et de violation des droits de l’homme. Je ne sais pas où il a appris la politique mais depuis que cet homme est apparu sur l’échiquier politique ivoirien, le mot dialoguer rime avec les fusils, à telle enseigne que pour nous cet appel annonce de nouvelles arrestations et de nouveaux massacres extrajudiciaires. Ses propres partisans ont affirmé qu’ils ont pris les fusils pour le porter au pouvoir, donc pour eux la campagne politique est synonyme de campagne guerrière. Et depuis 2011, chaque fois qu’un appel au dialogue est annoncé cela annonce les arrestations et les massacres, le cas de KOUA Justin est une illustration, mais avant ça, il y a eu AKOUN Laurent, DOUATY Alphonse, BLE GOUDE, Jean Yves DIBOPIEU, ABEHI, tous arrêtés après un appel au dialogue. La suspension du dialogue est donc une pause en attendant que nous donnions le même sens au même mot.

Lundi dernier, à l’étape de Korhogo, Ouattara a appelé le Fpi à «demander pardon aux victimes et aux parents de victimes». Quel commentaire faites-vous de cette sortie de Ouattara ?

En d’autres termes, les militants FPI de Duékoué doivent demander pardon à Ouédraogo Remi pour le génocide des wè, les parents de Tagro Désiré doivent demander pardon à l’assassin de leur fils, les parents des jeunes patriotes exterminés devant la résidence du Chef de l’Etat doivent demander pardon aux divers meurtriers, les familles des militaires bombardés dans les camps militaires doivent demander pardon à leurs bombardiers et le comble c’est que Gbagbo Laurent, innocenté après une tonne d’accusations et deux ans d’enquêtes par les plus grands services de renseignements au monde, doit demander pardon pour avoir reçu 50 bombes sur sa résidence. La direction du FPI, en prison avec 700 militants, torturés au quotidien sans motifs doit demander pardon aux geôliers. En somme, les Ivoiriens doivent demander pardon à ceux des leurs qui ont choisi la voie des armes et des bombes pour la conquête du pouvoir. Une fois de plus M. Ouattara et nous, n’avions pas fait les mêmes formations politiques et donc nous sommes dans un quiproquo ou un cirque savamment entretenu. Le FPI est la principale victime et le principal parent des victimes de la longue guerre de la Françafrique contre la Côte d’Ivoire depuis 2002. En prenant sur lui de signer un accord à Pretoria faisant de Ouattara un candidat aux élections présidentielles de 2010 contre la volonté de 86% des Ivoiriens qui ont dit non à sa candidature en votant la Constitution de 2000, en signant les accords de Ouagadougou pour confier la primature aux bourreaux de la République, le leader du FPI, Laurent Gbagbo, n’a pas attendu un quelconque pardon de ceux qui ont pris les armes contre leur mère patrie, il a assumé ses responsabilités de chef de l’Etat, garant de la cohésion nationale et de la paix. De deux choses l’une, soit M. Ouattara ignore le contenu des missions d’un Chef d’Etat, soit il est en mission commandée pour exclure les Ivoiriens de la vie politique, économique et sociale pour faire place à la Françafrique sans les Ivoiriens qui refusent la soumission. Le génocide Wè pour s’emparer de la boucle du cacao, la modification unilatérale du code foncier et du code de la nationalité, les choix économiques de M. Ouattara et les résultats qui en découlent, militent en faveur de cette deuxième thèse. Le prétexte de la lutte contre l’ivoirité révèle son vrai visage qui est l’ivoirophobie.

La question des victimes en Côte d’Ivoire ne doit pas se traiter en Pro-Gbagbo ou en pro-Ouattara, termes forgés pour diviser les Ivoiriens pour que vienne le règne du colon, se posant en arbitre suprême sous le masque de l’ONU. Les nombreuses victimes depuis 2002 n’ont pas de tatouage sur leurs corps faisant d’eux des pro-Gbagbo ou des pro-Ouattara. A ce sujet, le modèle sud-africain est le modèle le plus parfait pour traiter la question des victimes et la question de la réconciliation. Laisser de côté des solutions qui ont fait leurs preuves pour emprunter des voies sans issues en jouant du vuvuzela à chaque meeting ou interview pour couvrir de nouvelles répressions laisse évidemment croire que le vrai objectif de M. Ouattara n’est point la réconciliation inter-ivoirienne mais la réconciliation des richesses ivoiriennes avec leurs prédateurs au prix du sang et de l’unité nationale. Une fois de plus nous ne donnons pas le même sens au même mot.

Ouattara dans sa tournée au Nord a parlé d’une injustice faite à cette région qui a accusé un véritable retard de développement, avec les précédentes administrations. Evoquant même un taux d’électrification de 15% au Nord contre 90% dans les autres régions du pays. Quel commentaire faites-vous, vous justement qui avez été DG du Bnetd durant une décennie ?

L’analyse des déséquilibres régionaux qui ne sont pas spécifiques au nord mais liés à la gouvernance jacobine de l’Etat, avait conduit le FPI à opter pour la décentralisation administrative, politique et économique de la Côte d’Ivoire et le transfert de la capitale comme levier pour corriger ces déséquilibres. Dès l’accession au pouvoir du FPI en 2000, le gouvernement Affi avait mis en priorité en chantier le programme de la décentralisation administrative et politique ainsi que le financement des infrastructures de base. Le développement des technopoles, des pôles agro-industriels régionaux, des universités régionales et des CHR devaient fournir un contenu économique et social à la décentralisation. L’occupation du nord et de l’ouest de 2002 à 2010 par la rébellion armée sponsorisée par M. Ouattara a mis un frein à la mise en oeuvre de cet ambitieux programme dans ces zones. Qu’il ait le courage de reconnaître sa responsabilité dans le retard de la région du nord. Il avait là une belle occasion de demander pardon pour donner l’exemple mais il a préféré honorer ses frères d’armes pour avoir détruit la région.

Alors qu’officiellement plus de 700 détenus politiques sont répertoriés dans les goulags du régime, Ouattara affirme qu’il n’existe aucun prisonnier politique en Côte d’ivoire. Êtes-vous surpris d’une telle déclaration ?

Ouattara et nous, avions des problèmes de sens de mot et des différences idéologiques très profondes. Pour M. Ouattara, un homme politique digne de ce nom est celui qui accède au pouvoir par des armes et des bombes, ce qui n’est pas notre cas et ceux qui font un autre choix ne sont pas des hommes politiques. Si nous nous plaçons dans sa logique, les 700 prisonniers du FPI ne sont pas des prisonniers politiques. Si Laurent Gbagbo avait traité les auteurs, co-auteurs directs et indirects de la rébellion comme M. Ouattara traite les militants du FPI, il aurait certainement su ce qu’est un prisonnier politique. Mais Laurent Gbagbo avait une haute idée de la démocratie, une foi inébranlable aux valeurs démocratiques qu’il a su enseigner aux Ivoiriens pendant son long combat pacifique pour la démocratie. Malheureusement, comme dans toute classe, ce n’est pas tout le monde qui apprend ses leçons et les applique correctement. Et ceux qui nous gouvernent aujourd’hui en font l’illustration en répétant les mots sans savoir ce que cela signifie. Mais pour les Ivoiriens qui connaissent l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, ils ne sont pas surpris, car ceux qui nous gouvernent aujourd’hui étaient les tenants de la thèse du parti unique et taxaient les valeurs démocratiques d’hérésie et d’utopie et donc n’ont pas cherché à apprendre les leçons sur la démocratie du professeur Laurent Gbagbo. Du parti unique dont ils ont la nostalgie, ils cherchent à le restaurer en appliquant la pensée unique au contexte multi partisan. La légitimité populaire, le droit à la différence de pensée ou d’analyse est pour eux un crime, une offense au chef de l’Etat, une incitation à la révolte ou une atteinte à la sûreté de l’Etat. En criminalisant la légitimité populaire, le droit à la différence, ils assimilent les victimes de la pensée unique à des criminels de droit commun. Voilà pourquoi pour M. Ouattara il n’y a pas de prisonniers politiques. Voilà aussi pourquoi, même la CPI est contaminée par le moyen-âge politique que vit la Côte d’Ivoire en classant la légitimité populaire parmi les crimes qui méritent d’être sanctionnés : La légitimité populaire de Laurent Gbagbo est, pour la CPI, une condition suffisante pour le maintenir dans les liens de détention !

A quelles conditions peut-on aller vers une véritable réconciliation, selon vous ?

Aujourd’hui en Afrique, le modèle sud-africain reste le modèle le plus parfait de réconciliation. Mandela, considéré à l’époque par l’Occident comme l’un des plus grands terroristes de la planète, a été libéré avec tous ses camarades pour négocier la paix avec le régime le plus rétrograde, le plus cruel et le plus barbare de l’époque. La libération de Gbagbo Laurent, de la direction du FPI et des 700 prisonniers politiques sont les conditions de la réconciliation. Malheureusement, je ne suis pas certain que la réconciliation soit un objectif pour les commanditaires du plus long coup d’Etat de l’Afrique. Je suis même convaincu que, pour les stratèges de la Françafrique, la réconciliation signifie la perte de l’occupation politique, économique, sociale et militaire de la Côte d’Ivoire, voire de l’Afrique. La machine à explosion que constitue la division profonde du pays, est un marché propice pour le commerce odieux des armes contre cacao-pétrole-gaz. Le mot réconciliation est donc devenu le refrain d’une chanson qu’on répète pour faire espérer l’ensemble des Ivoiriens qui sont convaincus que la vraie réconciliation est la priorité des priorités. Il y a plus de 10 ans que les Afghans et les Irakiens répètent ce refrain !

Les Maliens se rendront aux urnes pour élire le prochain président, dans un contexte plus ou moins non maîtrisé, le 28 juillet prochain. Une date quasiment imposée par la France. Pensez-vous qu’on se dirige vers la normalisation réelle du pays ?

Ce qui arrive au Mali est déjà arrivé en Côte d’Ivoire, avec les mêmes pilotes aux commandes du bateau malien. Le risque que les mêmes causes produisent les mêmes effets n’est pas à écarter. Tout le monde est convaincu que les conditions ne sont pas réunies pour les élections dignes de ce nom, par conséquent tout résultat officiel sortant d’une telle élection est a priori contestable et le sera certainement a posteriori. Le Mali risque donc de se retrouver avec plusieurs présidents, chacun convaincu de sa victoire. Droit contre droit, seul le plus fort l’emportera et non forcément le plus légitime.

Espérons que le plus légitime soit le plus fort, et qu’un président inattendu ait l’onction populaire ; dans ce cas, une crise post-électorale est inévitable ; dans l’intérêt de qui ?

Ma conviction est déjà faite sur l’impérialisme en crise. Et ce n’est pas la première fois dans l’histoire que l’impérialisme en crise fait preuve d’un cynisme sans limite. Lorsqu’une solution a été aussi désastreuse comme celle de l’Afghanistan et de l’Irak et que les mêmes acteurs continuent le désastre dans d’autres pays comme en Libye, en Côte d’Ivoire, en Syrie ; aujourd’hui en Egypte et probablement demain au Mali, c’est que l’intérêt de vendre des armes financées par le pillage des matières premières l’emporte sur la démocratie et les droits de l’homme ; par conséquent, les conditions explosives sont plus rentables pour la sortie de crise de l’occident que les conditions paisibles pour la sortie de crise des pays pauvres mais riches en matières premières. Pour l’Occident, les pays n’ont pas d’amis mais des intérêts ! Malheur à ceux qui n’ont pas encore compris le sens profond de cet axiome de l’impérialisme.

Un mot sur la situation en Égypte qui plonge progressivement dans une instabilité

Le même raisonnement précédent est valable pour l’Égypte. Les Frères musulmans qui ont implicitement fait miroiter une tendance pro-occidentale à l’exemple du Qatar et de l’Arabie Saoudite, ont tourné casaque en étant une fois porté au pouvoir par le printemps arabe. L’occident, pris à son propre jeu, a provoqué un court-circuit démocratique en réponse à l’échauffement démocratique provoqué par la gouvernance, certes critiquable, des Frères musulmans mais gérable par d’autres solutions que l’intrusion de l’armée avec l’accord tacite de l’Occident pour faire de l’échauffement démocratique un mélange explosif plus propice au commerce odieux gaz contre armes. Le renard passe, passe, chacun à son tour! Le chien aboie, la caravane des armes et des matières premières passe !

Je conclurai avec un autre grand professeur de la démocratie et de l’intégration Africaine, Chinua Achebe «Tant que les lions n’auront pas leurs propres historiens, l’histoire de la chasse sera toujours en l’honneur du chasseur». Le Front Populaire Ivoirien a le devoir de reprendre sa craie d’enseignant et sa serviette de combattant pour restaurer dans la conscience collective, les valeurs démocratiques, l’histoire vraie de la démocratie et des ennemis de la démocratie, engager la bataille pour mettre fin à la pensée unique et faire revivre les fondements de la démocratie : la légitimité populaire, la liberté de pensée, de manifestation, d’aller et venir, le droit à la différence, l’égalité des citoyens devant la justice et l’administration, le droit à la propriété etc. autant de valeurs qu’ignorent les tenants de la pensée unique, de la justice des vainqueurs et du rattrapage ethnique. Mais nous devons aussi enseigner les leçons de l’histoire récente de la crise ivoirienne et l’intrusion de la Françafrique et ses tirailleurs dans le règlement du conflit ivoirien avec la fermeture des banques, l’exclusion de la Côte d’Ivoire de la BCEAO, le braquage de l’aéroport et du port, le soutien des forces armées françaises aux rebelles et la déportation de Laurent Gbagbo à La Haye : La démocratie est impossible sans démocrates et sans souveraineté politique, économique, financière, militaire et judiciaire.

Réalisée par Frank Toti

NB : La suite de l’interview demain

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13 juillet 2013 6 13 /07 /juillet /2013 20:01


armée sous gbagbo

Chef d’Etat major (Cema) :
Gl Philippe Mangou, natif d’Abidjan (Ebrié),

Fumaco et théâtre des opérations:
colonel-major Boniface Konan, natif de Brobo (Baoulé)

Commandant supérieur gendarmerie :
Gl Edouard Kassaraté, natif de Tabou (Kroumen)

Commandant des Forces terrestres :
Gl Détho Letho, natif de Kounahiri, (Wan)

Garde républicaine (G.r) :
Gl Dogbo Blé, natif de Daloa (Bété)

Ecole de gendarmerie et Cecos :
Gl Guiai Bi Poin natif du centre ouest (Gouro)

Sapeur Pompier militaire :
Col Adama Coulibaly, natif du Nord (senoufo)

Groupement de la sécurité présidentielle (Gspr):
feu Col Ahouma Brouha, lagunaire natif de Grand Lahou (Dida)

Commandant supérieur de la Marine :
Gl Vagba Faussignaux (Bété) CENTRE OUEST DE LA C.I

Commandant des Forces spéciales :
Cap Léon Allah Kouakou (Baoulé) CENTRE DE LA C.I

Centre de commandement intégré (CCI) :
Gl Nicolas Kouakou : (Baoulé) CENTRE DE LA C.I

Commandant de l’Ensoa :
Col Diarrassouba Bakary natif du Nord (malinké)

Commandant école Empt :
Col Assamoi Konan Edouard (Agni) EST DE LA C.I

regardez la difference entre gbagbo et dramane ouattara.

armée sous dramane ouattara

Chef d’Etat major (Cema) :
Gl Soumaïla Bakayoko KOYAKA NORD DE LA C.I

Commandant des Forces terrestres :
Gl Sékou Touré MALINKE NORD DE LA C,I

Commandant de la Marine :
Col-major Djakaridja Konaté MALINKE NORD DE LA C.I

Adjoint au commandant Forces aériennes :
Col Adama Koné MALINKE NORD DE LA C,I

Adjoint au commandant supérieur de la gendarmerie :
Col Vako Bamba MAHOUKA NORD DE LA C.I

Adjoint au commandant du Groupement de sécurité présidentielle (GSPR) :
Cdt Chérif Ousmane MALINKE NORD DE LA C,I

Adjoint au commandant de la Garde républicaine :
Cdt Issiaka Ouattara dit Wattao LOBI NORD DE LA C,I

Agence nationale de la stratégie et de l’intelligence (Ansi) :
Col Karim Ouattara GBIN NORD DE LA C,I

Commandant des Forces spéciales :
Lt-colonel Lanciné Doumbia  MALINKE NORD DE LA C,I

Commandant ENSOA :
Lt-colonel Dem Aly MALINKE NORD DE LA C,I

Commandant école EMPT :
Lt-colonel Soro Pagaforo  SENOUFO NORD DE LA C.I
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12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 12:14


http://nouvelles.abidjantv.net/upload/0c271d858ed5428cf3d603812526b8d7.jpg

 

Par MEDIAPART - Nom de code : PLUS D. L’association Wikileaks dirigée par Julian Assange, et qui s’est spécialisée dans la mise à la disposition du public de câbles diplomatiques classés confidentiels et/ou secret défense, a encore frappé.

 

Hier, elle a mis en ligne des informations de la diplomatie américaine. Qui permet d’avoir accès à 1,7 millions de documents secrets qui, pour certains, éclairent l’histoire récente d’un jour nouveau. Certains d’entre eux avaient déjà été « balancés » en 2010, mais étaient perdus dans le cafouillage incroyable créé par la profusion des données.

 

Cette fois-ci, grâce à un efficace moteur de recherches, l’accessibilité est améliorée et des documents intéressants surgissent. Sur la crise ivoirienne en particulier, un certain nombre de câbles diplomatiques se révèlent très intéressants à lire.

 

En 2001, les ingérences de Charles Taylor en Côte d’Ivoire inquiétaient déjà Gbagbo et le Nigeria

 

Dans un câble daté du 28 août 2001, l’ambassadeur américain au Nigeria Howard F. Jeter faisait état, entre autres sujets, des inquiétudes d’un de ses principaux interlocuteurs, le «lieutenant général » Aliyu Mohammed Gusau, qui était alors un des patrons des services de renseignement du pays alors dirigé par Olusegun Obasanjo.

 

Selon Aliyu Mohammed, une des préoccupations de son pays concernant le leader libérien Charles Taylor était son «immixtion» en Côte d’Ivoire. «L’ambassadeur Jeter, après avoir noté que Taylor est un manipulateur, a demandé à Mohammed comment le Nigeria entendait émousser les efforts de Taylor et du général Guei», indique le câble.

 

A la suite de cette interrogation, l’officiel nigérian a indiqué au diplomate américain que son pays était en contact avec Gbagbo à ce sujet, à qui il avait demandé d’en parler aux Français – des Français qui avaient, selon le câble, de la «sympathie» pour Taylor.

 

L’officiel nigérian avait également confié au diplomate américain son désir de voir Alpha Oumar Konaré, alors président du Mali et de la CEDEAO, mettre clairement en garde le numéro un libérien d’alors. L’avenir montrera que la France et Konaré ne décourageront pas Taylor, mais iront jusqu’à le «protéger» en faisant semblant de ne pas voir sa main derrière le MPIGO et le MJP, métastases de la rébellion du MPCI à la frontière libérienne. Pire : Charles Taylor sera un des invités d’honneur à la conférence de Paris Kléber destinée à faire entériner le «déshabillage» de Gbagbo après les accords de Linas-Marcoussis.

 

Robert Guéi et Djibril Bassolé, «cerveaux » de la rébellion du 19 septembre 2002 ?

 

Un câble diplomatique daté du 10 octobre 2002 raconte une conversation entre l’ambassadeur américain au Nigeria Howard F. Jeter et un ancien ministre des Affaires étrangères nigérian, Baba Gana Kingibe. Devenu consultant par la suite, Kingibe ne cachait pas avoir travaillé pour le gouvernement ivoirien, et avoir eu des relations avec l’ex-ministre de l’Intérieur Emile Boga Doudou, grâce à une relation commune, un homme d’affaires désigné par le prénom «François». Il pourrait bien s’agir du golden boy François Bakou.

 

Bien informé, Kingibe a alimenté le diplomate américain en informations «qui ne sont pas contradictoires avec ce que nous savons des événements d’avant la tentative du coup d’Etat». L’ancien officiel nigérian a en tout cas expliqué que Robert Guéi et Djibril Bassolé, alors ministre de l’Intérieur burkinabé, s’étaient rencontrés à Ouagadougou pour mettre en place un plan visant à renverser le président Gbagbo. Mais un ancien subordonné de Guei (on reconnait assez facilement Balla Kéita) avait fait savoir qu’il ne voulait pas participer au complot.

 

Pour cette raison, il a été «rapidement éliminé». Mais avant sa mort, Gbagbo est mis au courant de ce qui se tramait contre lui. Du coup, il envoie son ministre de l’Intérieur Emile Boga Doudou discuter les yeux dans les yeux à Paris avec son homologue… Djibril Bassolé ! La réunion se passe bien. Et Boga rentre à Abidjan le 18 septembre pour être au pays alors que Gbagbo s’en va à Rome.

 

Quand il se rend compte dans la nuit du 18 au 19 qu’un coup d’Etat se déroule et qu’il est directement ciblé, il saute sa clôture et va chercher refuge chez un expatrié français. C’est de chez cet expatrié qu’il appelle «François» où il raconte sa mort en direct : «François, ils entrent. Ils m’abattent !» Lors de sa conversation avec le diplomate américain, Kingibe évoque ce qu’il considère comme la stratégie internationale de Compaoré – son analyse s’avèrera juste.

 

Selon lui, la tentative de réhabilitation de Compaoré, qui est passée par une rupture apparente avec Taylor, est un «subterfuge». De son point de vue, le Compaoré de 2002 n’est pas fatigué des «pitreries» de Taylor, mais est fatigué de jouer les seconds rôles et est prêt lui-même à s’engager dans des entreprises de déstabilisation dont il est le maître d’oeuvre. «Si c’est vrai, cela signifie qu’il représentera un aussi grand danger pour la stabilité sous-régionale que son ancien ami de Monrovia», note le câble.

 

Ibn Chambas et Nana Akufo-Addo, deux anti-Gbagbo notoires

 

Les câbles de Wikileaks nous permettent de cerner les positionnements réels des différents acteurs diplomatiques qui ont «travaillé» sur la crise ivoirienne. Par exemple, derrière ses sourires de premier communiant, le Ghanéen Mohamed Ibn Chambas, alors secrétaire exécutif de la CEDEAO, a contribué à «noircir» au maximum l’image de Gbagbo.

 

Dans un câble daté du 11 octobre 2002, l’ambassadeur des Etats-Unis au Nigeria, Howard F. Jeter, raconte une conversation avec Ibn Chambas. Au cours de laquelle il explique que l’obstacle à un cessez-le feu rapide entre le gouvernement ivoirien et les rebelles, c’est… Gbagbo ! Les rebelles, selon Ibn Chambas, sont «disciplinés et relativement flexibles». Ils nient toute intention de renverser le régime (sic !) Ibn Chambas affirme sans ciller qu’il n’a vu aucune preuve de l’ingérence des Burkinabé.

 

Gbagbo, de son côté, est «têtu» et «réticent», selon le diplomate ghanéen. Le ministre des Affaires étrangères ghanéen de l’époque, qui sera par la suite deux fois candidat malheureux à la magistrature suprême dans son pays, a également beaucoup oeuvré pour «gâter le nom» de Gbagbo.

 

Un câble daté du 3 juin 2004 permet de se rendre compte qu’il a profité du fait qu’un sommet de la CEDEAO qui devait se tenir à Abuja, au Nigeria, a finalement été annulé, parce que Gbagbo avait décidé d’aller à des réunions à New York pour casser violemment du sucre sur le dos de Gbagbo. «Nous nous demandons si Gbagbo s’amuse avec nous», lance-t-il lors d’une rencontre avec l’ambassadrice Mary C. Yates. Lorsqu’elle lui répond en disant que le chef de l’Etat ivoirien avait peut être pris des rendez-vous au siège de l’ONU, Akufo Addo n’en démord pas.

 

«Kofi Annan est au courant de cette rencontre et veut Gbagbo ici [à Abuja]», dit il. Avant d’expliquer que les accords de Linas-Marcoussis ne doivent absolument pas être «revus» ou «renégociés», que «Gbagbo doit trouver un arrangement avec Soro, Bédié ou Ouattara» et qu’il n’y a «pas d’autre option». «Alors que nous laissons à nos collègues le soin d’expliquer les véritables motifs pour lesquels Gbagbo a refusé d’assister à la réunion d’Abuja, Akufo-Addo a défendu une vision pleine d’antipathie sur ce qui lui semble être les explications peu convaincantes de Gbagbo», peut-on lire dans le câble de l’ambassadrice Mary C. Yates.

 

Ce background permet, avec le recul, d’expliquer les rumeurs selon lesquelles Alassane Ouattara a financé la campagne d’Akufo Addo lors de la dernière présidentielle. Mais aussi de comprendre la portée des violentes diatribes de ce dernier s’adressant à John Dramani Mahama en disant : «Nous ne voulons pas d’un Laurent Gbagbo au Ghana».

 

Obasanjo, Kufuor et la France en Côte d’Ivoire : un rapport compliqué

 

Au fil des «câbles» de Wikileaks, l’on se rend compte que si la position «naturelle » des présidents nigérian et ghanéen de l’époque, Olusegun Obasanjo et John Kufuor, était plus «équilibrée» que celles de leurs homologues francophones d’Afrique de l’Ouest, elle était aussi frileuse et influencée par un certain nombre de lieux communs.

 

Un câble du 26 septembre 2002 indique déjà le «balancement » du Nigeria. Aliyu Mohammed, un des patrons du renseignement nigérian, informe les Etats-Unis que le Nigeria a envoyé des Alphajets à Gbagbo dans le cadre d’un arrangement bilatéral – ce qui est une forme de soutien – mais s’inquiète du «harcèlement» des partis
et des figures de l’opposition, notamment Ouattara et Bédié.

 

Obasanjo se plaint aux Américains de l’initiative française de reprendre les choses en main en interrompant les discussions de Lomé, et accuse Abdoulaye Wade d’avoir orchestré l’opération en raison de sa rivalité avec Gnassingbé Eyadéma. «Ils peuvent organiser le sommet, mais je n’y irai pas, le Nigeria ne sera pas représenté», indique Obasanjo au téléphone à l’ambassadeur américain. Quand les accords sont entérinés, il indique qu’il ne les endosse pas «de gaieté de coeur» et qu’ils «déshabillent Gbagbo», mais que le Nigeria ne peut pas être «plus saint que le pape». Si les Ivoiriens acceptent Marcoussis, le Nigeria ne peut que les appuyer, dit-il en substance.

 

Un câble du 12 novembre 2004 raconte une réunion entre l’ambassadeur des Etats-Unis au Ghana et le président John Kufuor. Juste après la quasi-guerre ivoirienne qui a commencé avec le «bombardement » supposé de la base-vie française de Bouaké en pleine «opération Dignité». Kufuor explique que la «tuerie» des neuf soldats français est un «prétexte » qui permet à l’Hexagone d’engager des actions pour protéger «leurs concitoyens» et leur «business». «Mais Kufuor n’avait pas une posture critique vis-à-vis des Français», indique le câble. A la même occasion, Kufuor considère que l’analyse – dont on ne sait pas qui la véhicule – selon laquelle Gbagbo serait devenu président après avoir été qu’un leader d’opposition de second ordre relève de l’intox. Cela dit, il estime que Gbagbo doit faire des concessions, cesser d’utiliser le Parlement comme «prétexte » pour ne pas appliquer les accords d’Accra III. Il finit par faire une proposition assez surprenante : il suggère que Gbagbo, Ouattara et Bédié, en raison de leur caractère clivant, soient écartés des élections à venir et qu’ils cèdent la place à la jeune génération.

 

Les Français acharnés contre Gbagbo

 

Si les câbles que l’on peut consulter dans le cadre du projet «PLUS D» donnent à voir une administration américaine quelque peu circonspecte, plus ou moins équilibrée dans ses jugements, et une diplomatie française violemment anti-Gbagbo. La palme de la virulence revient à Michel de Bonnecorse, conseiller Afrique de Jacques Chirac.

 

Dans l’un des câbles de Wikileaks, datant du 30 mars 2006, il affirme à un de ses interlocuteurs américains que «de plus en plus» de dirigeants africains estiment qu’il n’y aura aucune solution en Côte d’Ivoire tant que Gbagbo restera au pouvoir. Il demande aux Américains de s’ims’impliquer dans le cadre du Groupe de travail international (GTI) pour soutenir Charles Konan Banny – qui apparaît véritablement comme le «chouchou» de la Chiraquie au fil des câbles. Au point de demander que les Casques bleus de l’ONU prennent le contrôle militaire de la RTI afin d’empêcher que les «foules» pro-Gbagbo s’en saisissent pour diffuser leur «propagande» en cas de troubles.

 

Un câble du 9 décembre 2005 indique que Michel de Bonnecorse veut que la Constitution ivoirienne soit modifiée… par le Conseil de sécurité de l’ONU. Selon un câble du 9 février 2006, Michel de Bonnecorse décrit Gbagbo comme un «fasciste», qui «commande seulement une minorité de la population», qui utilise une «propagande de rues», des voyous armés et une propagande ciblée.

 

Nathalie Delapalme, qui développe pourtant des vues anti-Gbagbo devant les diplomates américains, a été totalement mise à l’écart par le clan Chirac, dès lors qu’il est devenu évident qu’elle était «trop confortable avec Gbagbo et sa coterie», explique un officiel français aux Américains.

 

Quand la France de Sarkozy jugeait «ridicule » le désarmement des rebelles

 

La lecture des câbles publiés par Wikileaks permet d’entrevoir une certaine prise de distance passionnelle de Paris sur le dossier ivoirien avec le début du processus de Ouagadougou et le départ du pouvoir de Jacques Chirac. Mais la profonde acrimonie de la France envers Gbagbo demeure, sous Nicolas Sarkozy.

 

Selon un câble daté du 4 septembre 2009, le conseiller Afrique de Sarkozy, Romain Serman, prétend, alors qu’une avocate de Gbagbo plaide pour que la France aide à désarmer la rébellion, qu’il ne s’agit que d’une manière de gagner du temps, et que Gbagbo a conclu qu’il ne pouvait pas gagner les élections et veut «épuiser» ses rivaux Bédié et Ouattara.

 

L’exigence du désarmement des rebelles, pourtant notifiée depuis les accords de Linas-Marcoussis, est «ridicule » selon l’administration Sarkozy. Le conseiller de Sarkozy va jusqu’à prétendre, devant les Américains, que Gbagbo veut organiser un faux coup d’Etat contre lui – selon des sources libériennes non clairement nommées, stipule le câble américain. Au final, la Côte d’Ivoire va aller à la présidentielle de 2010 sans désarmement, selon le voeu des Français. Et le «traquenard électoral», selon l’expression de Charles Blé Goué, se refermera sur Gbagbo.


Sources: In Médiapart (10 avril 2013 Par Will Summer et Cameroon Voice, le 10 avril 2013)


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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 20:36
woody2

« Pour la libération de Laurent Gbagbo, l’Afrique envoie un signal fort à la CPI », fait savoir Le Quotidien d’Abidjan. C’est qu’au cours de la visite d’Obama en Afrique, les chefs de l’État des différents pays qu’il a visités lui ont confié une mission. Ce sont Macky Sall du Sénégal, Zuma de l’Afrique du Sud et Jakaya Kikweté de la Tanzanie. Cette visite dont l’objectif pour Barack Obama est de contrecarrer la percée chinoise en Afrique, a eu ceci comme réponse de la part de Macky Sall : « La Chine n’a jamais envisagé emprisonner nos enfants, ni étouffer notre économie. La Chine ne nous a jamais imposé l’utilisation des ressources qu’elle a prêtées à ses amis. Ce qui n’est pas le cas des occidentaux qui mettent le feu dans le continent pour mieux l’exploiter. L’Afrique peut se prendre en charge en choisissant elle-même ses partenaires. Elle peut dignement agir pour rendre dans le cadre des conflits électoraux ». C’est ce qui explique l’arrestation de Hissen Habré. Car le Président américain a demandé que l’Afrique donne un signal fort de ce qu’elle peut juger ceux qui sont soupçonnés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Du côté de l’Europe, le quotidien français Le Monde fait des révélations sur les procureurs de la CPI. Dans Notre Voie qui donne cette information en titrant à la Une : « Corruption à la CPI, un journal français épingle le procureur », on lit , selon le quotidien français, « le premier procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo avait un leitmotiv : « apportez-moi les preuves ! » L’Argentin comptait sur l’ONU, les ONG, les victimes, les États, pour lui fournir des preuves qu’il aurait dû lui-même récolter. En poste depuis un an, celle qui lui a succédé, Fatou Bensouda, n’a, semble-t-il, pas changé de stratégie ». Il affirme que « en vertu du principe de précaution, les enquêteurs se sont appuyés sur des réseaux d’intermédiaires, chargés de récolter des preuves et d’identifier des témoins… » et que certains de ces intermédiaires « ont acheté » des témoins, « leur promettant qu’ils iraient au pays des blancs ». Cette Cour aurait joué un rôle dans l’arrestation de Blé Goudé. Extradition de Blé Goudé, enfin la vérité, écrit en manchette Le Mandat. Le journal fait savoir qu’un responsable ghanéen a fait la révélation lors de la célébration de la journée mondiale du réfugié, au Ghana. « Le Ghana arrêté et remis Blé Goudé au gouvernement du Président Ouattara à la demande de la CPI », a révélé Kenneth Dzirasah, patron de l’ONG Ghana Refugiee Board.
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